L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

C’était un beau mariage… évalué à 50.000 euros. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions dans dans lesquelles a été organisé mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles en octobre 2016, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

L’ancien patron de Renault avait obtenu la location du château de Versailles et du Grand Trianon pour l’organisation de son mariage, une prestation évaluée à 50.000 euros, en contrepartie d’une convention de mécénat signée entre l’établissement public et la marque au losange. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff).

L’affaire a été découverte dans le cadre des investigations lancées par Renault, dès le 23 novembre dernier, trois jours après l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon. Et révélée par « le Figaro » le 8 février.

« Un événement totalement privé »

Signée en juin 2016, la convention de mécénat permet au château de Versailles de financer une partie de sa rénovation grâce à Renault. En contrepartie, le groupe automobile a bénéficié d’un certain nombre de prestations.

« Et, dans un document, le château de Versailles a listé la location du Trianon le 8 octobre [2016] comme une de ses contreparties », pointait « le Figaro ». « Une prestation évaluée à 50.000 euros.e Et que s’est-il passé le 8 octobre 2016 ? La réception pour le mariage de Carlos et Carole Ghosn…

« Il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’un événement totalement privé qui n’a aucun lien avec le mécénat de Renault », confie une source proche du dossier au « Figaro ».

Cette location pourrait constituer un abus de bien social de la part de Carlos Ghosn. « La situation juridique n’est toutefois pas aussi simple », écrit cependant le quotidien. Une facture de la société d’événementiel ayant organisé le mariage présente la location comme étant « offerte par Versailles ».

Ce qui pourrait laisser supposer un cadeau fait directement à Carlos Ghosn, personne privée. « Ce qui n’est pas tout à fait la même chose », expliquait à l’époque « le Figaro ».