« Mettre les vrais pollueurs autour de la table » : c’est l’objectif du vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, qui a proposé, mercredi, la création d’un tribunal climatique international.

« Qu’est-ce que demandaient à juste titre les gilets jaunes, qu’est-ce que demandent à juste titre nos concitoyens ? Ils demandent une écologie punitive pour les citoyens, ou ils demandent à ce que les multinationales et les États qui ne respectent rien des accords de Paris et de Kyoto soient sanctionnés ? », a déclaré le député LR sur Public Sénat, interrogé sur la taxe sur les billets d’avion annoncée par le gouvernement.

S’il était président de la République, Guillaume Peltier proposerait que ce tribunal soit basé à Paris, « parce que la France doit prendre la tête d’un grand combat sur l’écologie, mais une écologie vertueuse et positive pour les citoyens, et punitive à l’endroit de ceux qui sont incapables de respecter les critères », a-t-il ajouté.

La taxe sur les billets d’avion, une « fausse bonne idée »

Guillaume Peltier n’est pas « profondément hostile » à cette taxe, car il « considère que les compagnies aériennes elles aussi doivent contribuer à l’effort », même s’il redoute que la taxe pèse au final sur « ceux qui prennent l’avion ».

Le président par intérim des Républicains Jean Leonetti a, lui, critiqué sur France Inter « une fausse bonne idée » de la part d' »un pays drogué à la taxe », taxe qui va « pénaliser Air France, une entreprise française ».

« Mauvais signal », a abondé sur RFI le député Julien Aubert, secrétaire général adjoint des Républicains et candidat à la présidence du parti, qui se demande en outre si les fonds récoltés iront bien à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le gouvernement a annoncé mardi la mise en place d’une « écocontribution » sur les billets d’avion et la réduction de l’avantage fiscal sur le gazole pour les poids lourds. Dès 2020, les compagnies aériennes devront verser de 1,50 à 18 euros sur les billets pour les vols décollant depuis la France – mais pas ceux y arrivant.