« Testé positif au Covid-19 , je viens de sortir de 11 jours d’hospitalisation dont trois en réanimation. Comment j’ai vécu tout cela, mes peurs, mon combat contre le virus, mes enfants…”

J’ai décidé de vous raconter cette tranche de ma vie, mais dans l’anonymat, parce qu’aujourd’hui, je suis guéri mais votre regard me fait encore mal… ». C’est le témoignage poignant d’un ancien malade.

“Un jour de soir, j’avais des signes d’une grippe. J’ai pris des produits naturels (gingembre, thé, …) mais malgré tout ça, la fièvre persistait pendant 3 jours et pire je ressentais tous les signes d’un malade du COVID-19. C’est ainsi qu’un ami m’a conseillé de prendre le traitement proposée par Raoult c’est à dire de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine. Je l’ai pris encore pendant 4 jours. J’ai sentit de petites améliorations mais la fièvre persistait surtout la nuit avec des pics à 40°C et une inflammation au niveau des voies respiratoires.

Sentant que ça n’allait, je me suis rendu au niveau d’une clinique de la place mais quand je leur ait dit que j’avais tous les signes de la COVID-19, ils ont refusé de m’accueillir par peur de perdre leurs clients. Et c’est ainsi que je me suis résigné à appeler le service d’urgence du ministère avec le SAMU. On m’a directement admis au service d’urgence de l’hôpital Principal pendant 3 jours avant de rejoindre le pavillon Boufleur un autre service pour le suivi pendant au moins une semaine avant qu’on m’atteste que je suis guéri. En service d’urgence j’ai même eu la diarrhée. Ce qui apeuré le personnel soignant qui pensait que je n’allait pas en sortir. En effet, les personnes qui meurent de la maladie présentaient les mêmes signes que moi c’est à dire qu’elles ont de la diarrhée à la fin. Mais heureusement je m’en suis sortit grâce à l’abnégation du personnel soignant à qui je rends un vibrant hommage.

Contre la stigmatisation de ma famille, j’ai décidé de témoigner dans l’anonymat

Le patient rappelle qu’il a décidé de faire ce témoignage dans l’anonymat à cause de la stigmatisation que subisse les patients de la malade vis-à vis de la société et surtout de sa famille.

Mes enfants en souffrent à cause de leur camarades et amis qui leurs envoyaient des messages pour leur demander si effectivement leur papa est malade du coronavirus. Même s’ils ont été testés négatifs, mes enfants et ma femme subissent la le traumatisme car les gens nous fuient à cause de la quarantaine.

La communication devrait davantage insister sur ce problème de stigmatisation vis-à-vis des malades. Enfin je rend un vibrant hommage aux agents de la santé qui malgré la chaleur avec les tenues hermétiques restent des heures avec les malades -surtout pour les cas graves- en transpirant sous leur combinaison étanche. Que Dieu les bénissent et les protègent !