L’ancienne police de la police parisienne, dissoute en 2012, est soupçonnée d’avoir fait écarter quatre fonctionnaires entre 2007 et 2011 pour de faux motifs.

La préfecture de police de Paris a fait l’objet d’une perquisition ce lundi dans le cadre d’une affaire de faux-documents réalisés par l’inspection générale des services, assure Le Monde.

L’ancienne police de la police parisienne, dissoute en 2012 lors de la création de l’Inspection générale de la police national (IGPN), est soupçonnée d’avoir fait écarter quatre fonctionnaires entre 2007 et 2011, incriminés grâce à de faux documents.

La perquisition de lundi « avait pour objectif de saisir les dossiers administratifs de ces agents, afin de remonter la chaîne décisionnelle qui avait conduit à leur suspension sur de faux prétextes », écrit le quotidien.

Des preuves mystérieusement disparues

En septembre, Le Monde avait déjà révélé que des preuves avaient mystérieusement disparu de ces dossiers, après une réquisition de la juge d’instruction en charge du dossier, Carine Rosso. Cette dernière ne s’était pas déplacée directement à la préfecture, contrairement à ce que lui demandaient les parties civiles depuis octobre 2018, mais avait fait envoyer les dossiers.

Les parties civiles avaient déposé plainte pour destruction de preuve fin septembre. Le directeur du service des affaires réservées, Yannick Blanc, l’un des quatre fonctionnaire évincé et devenu préfet depuis, a par ailleurs écrit à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour lui demander la saisine de l’Inspection générale de la justice, afin que celle-ci se penche sur la manière dont les investigations sont conduites. Entre sa saisine en 2017 et le moi de mai 2019, Carine Rosso n’a effectué qu’une seule audition dans cette affaire, assure le quotidien.