Pour Andy Jassy, les inquiétudes liées à cette technologie d’aujourd’hui et de demain sont légitimes, et doivent être dissipées.

La reconnaissance faciale fait sans conteste partie des technologies qui seront hautement sollicitées à l’avenir. Peut-être un peu trop… ce qui pose autant de questions éthiques que réglementaires. En ce sens, le PDG d’Amazon Web Services, la division cloud du géant du e-commerce, soutient qu’une réglementation doit être mise en place, même s’il reconnaît l’utilité de la technologie.

Une réglementation plutôt qu’une interdiction

Le patron d’AWS, Andy Jassy, a fait part de ses préoccupations s’agissant de l’utilisation de la reconnaissance faciale, ce lundi et selon des propos rapportés par nos confrères de CNET. Le dirigeant estime que les préoccupations concernant des technologies ou des programmes tels que Rekognition, développé par Amazon, sont bien valables.

Mais pour lui, il ne faut pas tomber dans l’exagération. « Ce n’est pas parce que la technologie pourrait être utilisée à mauvais escient que nous devrions l’interdire et la condamner », a-t-il déclaré. Alors, pour mettre fin aux doutes, rassurer l’opinion et profiter des bienfaits (la sécurité par exemple) de la reconnaissance faciale, Jassy milite pour une réglementation.

Rekognition au centre des débats

Car au-delà de l’utilité, la reconnaissance faciale est aujourd’hui employée pour faciliter et accroître la surveillance des individus, avec des caméras qui pullulent désormais un peu partout dans les grandes villes notamment.

Amazon noue une relation particulière avec la reconnaissance faciale. L’an dernier, il fut révélé que la firme de Jeff Bezos avait fourni son système Rekognition à la police de la ville d’Orlando, aux États-Unis. Un rapport de l’Union américaine pour les libertés civiles (l’ACLU) avait aussi rendu publique l’erreur du système d’Amazon, qui avait confondu 28 membres du Congrès avec des criminels connus.

Andy Jassy, bien que préoccupé, a tout de même confirmé vouloir continuer à épauler les agences gouvernementales. « Nous servirons tous les pans du gouvernement qui respecteront la loi ». Un coup d’épée dans l’eau ?