Une procédure judiciaire est en cours pour déterminer les causes de la mort du patient en état végétatif.

Le corps de Vincent Lambert a été remis vendredi 12 juillet, dans l’est de la France, à sa veuve Rachel après son autopsie à Paris et le permis d’inhumer a été délivré, a fait savoir le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

La veille, le procureur avait indiqué avoir ouvert une enquête en « recherche des causes de la mort » pour vérifier que l’arrêt des traitements de cet ancien infirmier de 42 ans, victime d’un accident de la route en 2008, était conforme à la loi. Dans ce cadre, son corps a été autopsié vendredi à Paris avant d’être restitué à son épouse et tutrice.

La fin d’un long feuilleton judiciaire

Le 2 juillet, le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du centre hospitalier universitaire de Reims, avait engagé un nouvel arrêt des traitements, effectif depuis le 3 au soir, processus rendu possible le 28 juin par la Cour de cassation. Outre l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation par sonde, le protocole prévoyait notamment une « sédation profonde et continue ».

Le décès de Vincent Lambert met un terme à un long feuilleton judiciaire et médiatique, qui a vu sa famille se déchirer. D’un côté les parents, fervents catholiques hostiles à un arrêt des traitements, soutenus par leurs avocats, plusieurs associations et deux frères et soeurs. Ils estimaient que Vincent était handicapé et non « pas en fin de vie » et demandaient son transfert dans un établissement spécialisé.

De l’autre, son épouse, son neveu François et six frères et soeurs dénonçaient un « acharnement thérapeutique ». Vincent leur avait, selon eux, confié oralement préférer mourir que de vivre « comme un légume » mais il n’avait pas rédigé de directive anticipée.