« Un reconfinement en urgence doit être anticipé », prévient Jean Castex, délégué interministériel chargé de la stratégie de sortie du confinement, auditionné mardi 12 mai à l’Assemblée nationale, si le nombre de cas positifs par jour venait à « doubler par rapport à ce qu’il est aujourd’hui ».

 À peine le déconfinement commencé, le gouvernement fait déjà planer la menace… d’un reconfinement. « Nous n’avons pas terminé avec le virus (…) Il est inévitable de faire attention. Si nous ne respectons pas collectivement les conditions de distanciation physique et les gestes barrière, alors le virus repartira. Et s’il doit repartir, alors nous serons obligés de mettre des nouvelles contraintes pour protéger les Français », a ainsi prévenu mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Edouard Philippe avait lui aussi mis en garde le 7 mai, lors de la présentation du plan de déconfinement du gouvernement : « Nous ne pouvons faire le malin avec le virus ». Un nouveau point d’étape sera effectué le 2 juin, afin de « passer à une nouvelle phase » du déconfinement ou, en cas de « mauvais résultats », « en tirer les conséquences ».

Selon le nombre de cas positifs

Jean Castex a lui aussi évoqué lundi cette menace dans un rapport sur le déconfinement, rendu public : « La possibilité d’une réversibilité des mesures doit toujours pouvoir être offerte et l’éventualité d’un reconfinement en urgence doit rester dans les esprits et être anticipée par les pouvoirs publics ». « En l’absence, à brève échéance, de vaccin ou de solution curative, la population française demeure vulnérable à une reprise de l’épidémie », souligne dans un document de 68 pages Jean Castex, chargé par le Premier ministre de coordonner la stratégie du déconfinement.

Selon lui, un reconfinement pourrait intervenir en France si le nombre de cas positifs par jour venait à « doubler par rapport à ce qu’il est aujourd’hui ».