El Hadji Ngary Dieng, inspecteur de l’éducation à la retraite, directeur général d’école privée, et membre de l’Union nationale des écoles privées laïques du Sénégal a abordé devant la presse les difficultés assaillant les écoles privées. Elles ont pour nom : pause des activités pédagogiques dans un contexte de lutte contre la pandémie Covid 19, marasme total avec les incidences financières y découlant, équation des salaires impayés. La résilience est au:

El Hadji Ngary Dieng, inspecteur de l’éducation à la retraite, directeur général d’école privée, et membre de l’Union nationale des écoles privées laïques du Sénégal a abordé devant la presse les difficultés assaillant les écoles privées. Elles ont pour nom : pause des activités pédagogiques dans un contexte de lutte contre la pandémie Covid 19, marasme total avec les incidences financières y découlant, équation des salaires impayés. La résilience est au centre de leurs préoccupations. En plus d’une anticipation du paiement des subventions gouvernementales des écoles privées autorisées et reconnues à hauteur d’un milliard de francs et d’une aide globale d’un milliard deux cents millions de francs, cette fois, pour toutes les écoles même celles ne remplissant pas totalement les dispositions d’autorisation et de reconnaissance.

“Nous considérons que l’enseignement est à un tournant de son histoire. Avec la Covid-19, nous sommes dans une situation particulière. Nous avons un problème de gestion du temps pédagogique. L’administration d’une école dans ce contexte-là reste difficile et on se demande comment faire pour faire fonctionner une école dans cette situation. C’est une équation à laquelle les gens doivent répondre ‘’. En ces mots, El Hadji Ngary Dieng a campé la problématique de la survie des écoles privées face à l’évolution de la Covid-19. A l’en croire, les écoles privées sont des institutions, des prestataires de services. Par conséquent, l’essentiel des ressources provient des parents d’élèves s’acquittant des frais de scolarités et mensualités de leurs enfants. De manière souveraine et régalienne, selon Monsieur Dieng, l’Etat a fermé les écoles pour protéger les enfants contre le coronavirus. La fermeture des écoles a eu des conséquences. Ainsi, pendant deux à trois mois de cessation d’activités, il a évoqué l’absence des ressources nécessaires aux charges d’une école privée pour les charges de fonctionnement et la question des salaires des personnels des établissements d’enseignement privé. Cette équation reste fondamentale pour le respect des engagements répondant à la dignité de travailleurs sous contrat pour lui, eu égard à ce que représente un salaire au Sénégal avec tout ce qui s’y greffe. Ainsi, il est revenu sur les attentes de milliers de pères de famille travaillant dans le privé et attendant d’être payés depuis deux à trois mois. Il a rappelé le paiement régulier des parents jusqu’au mois de mars, période à laquelle l’Etat a demandé de fermer. Les enfants n’étant plus à l’école, personne ne peut exiger des paiements des prestations ou des enseignements. Dans le cadre de relations saines et apaisées, selon ses propos, le dialogue est à entrevoir avec les partenaires que sont les parents d’élèves pour des solutions et dans le but de trouver des compromis dynamiques. A l’en croire, le contexte actuel est très important par son appréciation car l’école privée joue un rôle essentiel dans l’éducation et on ne saurait négliger cela. Il a fait part de l’anticipation de paiement des subventions des écoles par l’Etat à hauteur d’un milliard et une aide spéciale d’un milliard et demi pour l’ensemble des acteurs de ce sous-secteur. Malgré tout, un gap est à combler : beaucoup d’écoles privées de la Petite côte en sont à des dizaines de millions de francs de déficit et vont vers a banqueroute.