De nombreux internautes ont témoigné sur les réseaux sociaux après les propos de Donald Trump qui remettait en doute l’accusation d’agression sexuelle à l’encontre d’un juge conservateur.

Fidèle à ses habitudes, Donald Trump a réussi à déclencher une tornade sur les réseaux sociaux en un seul Tweet. Vendredi après-midi, le président des États-Unis a remis en cause les accusations d’agressions sexuelles à l’encontre du juge conservateur Brett Kavanaugh, désigné par le magnat de l’immobilier pour siéger à la Cour suprême américaine, en pointant du doigt l’absence de plainte de la victime.

« Si l’agression du Dr Ford avait été aussi horrible qu’elle le dit, des poursuites auraient immédiatement été engagées par les autorités ou par ses parents. Je lui demande de fournir ces documents afin que nous sachions quel jour, à quelle heure et à quel endroit a eu lieu l’agression! », a écrit Donald Trump dans un message posté sur le réseau social Twitter.

Années 80

Le Président des États-Unis faisait référence à l’accusation de Christine Ford, une universitaire qui accuse le juge Brett Kavanaugh d’avoir tenté de la violer dans les années 80. Ces accusations reportent la validation par le Sénat de la nomination du juge et affaiblissent à nouveau Donald Trump.

En réponse, l’actrice américaine Alyssa Milano, à l’origine du mouvement #Metoo s’en est violemment pris au Président américain, y voyant une attaque faite aux victimes d’agressions sexuelles. Elle a assuré avoir attendu 30 ans avant de révéler à ses propres parents avoir été agressée, accompagnant son message de l’hashtag #WhyIDidntReport (Pourquoi je ne l’ai pas dit).

Seuls 10% des viols font l’objet d’une plainte

Dans son sillage, de nombreux internautes ont repris ce hashtag, expliquant pourquoi ils n’avaient pas rapporté les agressions sexuelles qu’ils avaient subies. Selon une étude publiée en 2016 par l’Institut national d’études démographiques (INED), 62.000 femmes sont victimes de viols et de tentatives de viols. Seulement 10% d’entres elles déposent une plainte.