Critiquant la Chine qui « contrôle la plus grande partie des opérations minières en RDC », Daleep Singh, conseiller adjoint américain à la sécurité nationale, a défendu ce qu’il a qualifié de « modèle de développement différent » proposé par les États-Unis.

« Depuis trop longtemps la grande richesse de la RDC ne se traduit pas par une meilleure qualité de vie pour les Congolais », a déclaré à la presse Daleep Singh, conseiller adjoint américain à la sécurité nationale, en visite dans la capitale de la RDC où il a rencontré vendredi le président Félix Tshisekedi. Selon lui, « des générations d’investisseurs ont exploité les minerais de la RDC sans rien en retour en termes d’emplois décents, d’écoles, d’hôpitaux, de routes… ».

Des liens « plus étroits » avec Washington

Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis trois ans en RDC, a souhaité « des liens plus étroits » avec les États-Unis, a souligné Daleep Singh, qui dit percevoir « une opportunité de changement en RDC ».

« Nous sommes ici pour offrir un modèle de développement différent, qui commence avec des valeurs démocratiques, la transparence, la durabilité… », a-t-il assuré, en insistant sur le rôle dans ce « modèle » du secteur privé américain.

« La RDC est riche notamment en minerais nécessaires à la révolution de l’énergie propre. (…) Nous voulons investir dans cette transformation », a-t-il poursuivi, évoquant les réserves du pays en cobalt et lithium, notamment.

« C’est un fait que la Chine contrôle la plus grande partie des opérations minières en RDC », a déclaré le conseiller adjoint, en réponse à la question de savoir s’il visait Pékin dans sa remarque liminaire. « C’est aussi un fait que beaucoup de contrats signés dans l’industrie minière sont opaques et coercitifs », a-t-il estimé.

Un accès au marché

« Nous aimerions donner le choix à la RDC », a-t-il insisté, un choix qui « respecte la loi congolaise », « qui paie des redevances », « qui recrute et forme des salariés congolais », « qui partage les bénéfices avec les communautés locales », « qui donne à plus de gens une vie digne », a-t-il énuméré.

« Nous ne demandons pas au gouvernement congolais de choisir entre les États-Unis et la Chine, mais nous pensons, si je puis dire, que nous avons un meilleur produit », a-t-il dit en réclamant un « accès au marché sur une base concurrentielle ».

« Nous avons formulé cette demande lors de ce voyage (à Kinshasa) et je suis encouragé par la réponse », a-t-il ajouté.