Au Burkina Faso, quelques semaines après la mort de 12 personnes à Tanwalbougou, dans un poste de gendarmerie, le chef de l’État s’est exprimé sur le sujet à la sortie d’un conseil de Défense.

« C’est une situation que nous avons jugée inacceptable », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, à l’issue d’un conseil supérieur de la Défense, samedi 23 mai. Le président du Burkina a expliqué que des enquêtes judiciaire et administrative étaient en cours et qu’il espèrait avoir les résultats sur la base desquels des décisions seraient prises sans « état d’âme ».

Cette sortie du président Kaboré fait suite aux déclarations des familles des victimes qui accusent les forces de défense et de sécurité d’avoir exécuté, d’une balle dans la tête, une partie des personnes interpellées le 11 mai dernier à Tanwalbougou, dans l’est du Burkina Faso.

« Nous avons un devoir, chaque fois que nous prenons des hommes, de pouvoir faire le tri entre le bon grain et l’ivraie », a souligné le chef de l’État.

Éviter le repli identitaire

Le président burkinabè a également demandé à ses compatriotes d’éviter le repli identitaire et la stigmatisation. Selon Roch Marc Christian Kaboré, ce sont deux questions que les Burkinabè doivent savoir résoudre avec « tout le tact et toute l’intelligence nécessaire » pour assurer le vivre-ensemble. « La stigmatisation est un mal dont nous devons nous départir », a-t-il martelé.