Ils seraient environ cinq fois plus nombreux à couler au fond de l’océan, en partie à cause des « captures accidentelles » liées à la pêche.

Les organisations de protection de l’environnement tirent la sonnette d’alarme. Depuis janvier, au moins 600 dauphins se sont échoués sur le littoral atlantique, rapporte Le Monde. Selon l’observatoire Pelagis pour la conservation des mammifères et oiseaux marins, sous tutelles de l’université de La Rochelle et du CNRS, ils seraient encore cinq fois plus nombreux à couler au fond de l’océan.

En cause notamment la pêche, dont les dauphins sont des victimes collatérales. Les « captures accidentelles dans les engins de pêche » sont en effet tolérées dans le droit, rappelle Le Monde, qui évoque un arrêté du 1er juillet 2011.

« Dévastateur pour l’image » des pêcheurs

Déjà à la mi-février, l’observatoire Pelagis déplorait un phénomène alarmant, notamment en Vendée et en Charente-Maritime. « La plupart des animaux qu’on examine ont des traces de capture accidentelle, donc de mort dans des engins de pêche », expliquait alors Hélène Peltier, chercheuse de l’observatoire.

De son côté, le président du comité régional des pêches des Pays de la Loire, José Jouneau, déplore une « stigmatisation » des pêcheurs français. « Voilà plusieurs années que la profession s’est mise à la tâche pour éviter ces captures que les pêcheurs déplorent. Il n’y a aucun intérêt à prendre des mammifères dans ses filets et c’est dévastateur pour l’image de la profession », assure-t-il dans Le Monde.

Pour limiter les pertes, un groupe de travail regroupant « toutes les parties concernées » a été lancé en 2017. Le nombre de dauphins échoués continue cependant à augmenter depuis. Pour sa part, l’ONG Sea Shepherd, qui a constitué un réseau national d’échouage depuis 1972, préconise la fermeture de la pêche dans le golfe de Gascogne, entre le sud de la Bretagne et la frontière espagnole.