Muriel Pénicaud pouvait difficilement faire pire pour présenter ce projet de loi très critiqué.

Freud dirait qu’il s’agit là d’un « refoulement d’une intention de dire quelque chose ». Muriel Pénicaud a commis un joli lapsus mardi lors de la présentation de la réforme de l’assurance-chômage.

« C’est une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et pour la précarité », a lancé malencontreusement la ministre du Travail. Avant de se reprendre in extremis : «….et contre la précarité ».

Un projet très critiqué par les syndicats

Muriel Pénicaud pouvait difficilement faire pire pour présenter ce projet de loi, critiqué notamment pour le durcissement les règles d’indemnisation et brocardée par les syndicats.

La réforme vise jusqu’à 250.000 chômeurs en moins et 3,4 milliards d’euros d’économies d’ici fin 2021 pour désendetter l’Unedic, a expliqué Edouard Philippe, en présentant ces mesures à Matignon aux côtés de la ministre du Travail.