C’est ce qu’a déclaré le président iranien Hassan Rohani, dimanche, après l’annonce de l’envoi de renforts de troupes américaines dans la région.

Téhéran et Washington poursuivent leur joute verbale. Le président iranien Hassan Rohani a estimé, dimanche 22 septembre, que la présence de force étrangères dans le Golfe accroissait l’« insécurité » dans la région. Il réagissait après l’annonce de l’envoi de renforts de troupes américaines dans la région.

Parlant à l’ouverture d’un défilé militaire à Téhéran, Hassan Rohani a annoncé que l’Iran présenterait « dans les prochains jours » à l’ONU un plan de coopération destiné à assurer la sécurité « du golfe Persique, du détroit d’Ormuz et de la mer d’Oman » entre pays riverains.

Vendredi, le ministre américain de la Défense a estimé que l’attaque du 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes représentait « une escalade spectaculaire de l’agression iranienne ». Le nombre exact des troupes et le type d’équipement envoyés en renfort n’ont pas encore été décidés. Mais il s’agira d’un déploiement « modéré », qui ne se comptera pas en milliers, avait précisé le chef d’état-major américain.