Avec le déconfinement, la région Analamanga totalise vingt-cinq porteurs de Covid-19 en deux jours et un malade en état grave.

E n ligne de mire. En dépit de la forte exportation du coronavirus vers les régions avec soixante-trois nouveaux malades du Covid-19 signalés hier, la région Analamanga dont le chef-lieu est Antananarivo, dénombre vingt-cinq porteurs du coronavirus détectés en deux jours. Deux d’entre eux sont révélés lundi et les vingt-trois autres, hier. Parmi les soixante-trois nouveaux cas confirmés hier, trente-trois sont localisés dans la région Atsinanana, vingt-trois dans la région Analamanga, cinq dans la région Alaotra-Mangoro et deux dans la région Analanjirofo.

Ces vingt-trois personnes contaminées dans la région Analamanga sont issus de différentes localités. Un malade vient d’Anosiavaratra, un autre d’Ampanefy, un d’Alakamisy-Fenoarivo, un de Votonvorona et trois sont des habitants de la capitale. À côté de ces porteurs du Covid-19 détectés dans plusieurs localités dans la région, les quatorze nouveaux malades restants chez qui le coronavirus a été détecté, sont des patients pris en charge au Centre hospitalier de Befelatanana à Antananarivo.

Trois centres hospitaliers hébergent les malades du coronavirus à Antananarivo en ce moment. En dehors de ces hôpitaux, la ville s’expose à la contamination face aux contacts de plus en plus renforcés par la libéralisation de la circulation et la reprise en perspective des marchés hebdomadaires. Dans la capitale où sont déployés des camions ciné-mobiles dans les six arrondissements, la sensibilisation est la mesure prise afin de transmettre aux citadins les gestes barrières à adopter pour éviter la propagation du coronavirus.

Relâchement ou restriction

Petite proportion par rapport à une population d’environ six millions que compte l’agglomération, les malades du coronavirus sont en augmentation en termes de nombre sans que la municipalité n’agisse sur les moyens de transport en commun où l’usage du gel désinfectant est totalement négligé. Alors que la population tananarivienne reprend la vie normale. Néanmoins, les malades détectés sont immédiatement hospitalisés.

Dix guéris sont annoncés et neuf malades restent en état grave pour l’ensemble du territoire national d’après les statistiques officielles d’hier. Le port du cache-bouche est respecté par la population de la capitale où les travaux d’intérêt général sont imposés aux transgresseurs de la règle.

Dans les régions, l’alerte est donnée et au niveau des petites agglomérations dans les régions voisines d’Analamanga, les mesures exceptionnelles sont appliquées. À Soavinandriana, localité à deux centaines de kilomètres de la capitale et située dans la région Itasy, tous les marchés et commerces ferment à 15 heures. À 165 km au sud d’Antananarivo, à Antsirabe, chef-lieu du Vakinankaratra, les autorités locales annoncent « la mise en quarantaine de quarante-cinq personnes, le confinement imposé à quarante-quatre individus et la prise en charge d’une personne suspectée de porter le Covid-19 ».

Les informations émanant du gouvernorat du Vakinankaratra mentionnent la fermeture des limites entre les régions Itasy et Vakinankaratra, la préparation à l’accueil des personnes originaires du Vakinankaratra, mais qui rentrent de la moisson du riz dans l’Alaotra-Mangoro, et le contrôle des orpailleurs venus de Maevatanàna mais en circulation dans le Vakinankaratra. Dans la capitale, les autorités municipales indiquent qu’elles observent les consignes décidées par le Centre de commandement opérationnel de la lutte contre le coronavirus, établi à Ivato.