La fusillade survenue dimanche soir à Ollioules, a fait deux victimes collatérales. Catherine Santos, 58 ans, est morte sur le coup, et son époux Philippe, 59 ans, est grièvement blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

Une forte émotion s’est emparée de la ville de Vesoul, en Haute-Saône, après la fusillade qui a touché Ollioules, dans le Var, dimanche soir. Car c’est de cette commune de l’est de la France dont sont originaires deux victimes collatérales du drame, Catherine Santos, 58 ans, morte sur le coup, et son époux Philippe, 59 ans, grièvement blessé mais dont les jours ne sont pas en danger.

En vacances à Ollioules, où il possède une résidence secondaire et pensait y passer sa retraite, le couple se trouvait sur un scooter au moment des faits, qui s’apparentent de plus en plus à un règlement de comptes.

« On ne veut pas y croire. Il ne peut pas arriver une chose pareil, être au milieu d’une fusillade… », déclare avec émotion Alain Chrétien, maire de Vesoul, qui a installé un registre de condoléances à la mairie pour que chacun puisse venir rendre un dernier hommage à cette ancienne juge au tribunal de commerce de la ville.

« Une personne très affable »

À la tête d’une entreprise de commerce de fromage, installée depuis 25 ans à Mailley-et-Chazelot, en Haute-Saône, cette mère de deux enfants est décrite comme une femme discrète, gentille, intelligente et généreuse par ses proches.

« C’était une personne très affable qu’on pouvait aborder sans aucune réticence et qui aimait beaucoup son entreprise, raconte Bertrand Rézard, maire de la commune où travaillait le couple. Elle sponsorisait même l’équipe de foot ».

Son mari est, quant à lui, directeur produits dans une entreprise de fabrication de fil d’acier, Conflandey Industries, où travaillait déjà la mère de Catherine Santos. Le directeur de la société, Patrice Colnet, qui connaît le couple depuis trente ans, a eu Philippe Santos au téléphone après le drame.

« Je n’ai pas pu reconnaître sa voix. Elle était sans doute empreinte de souffrance physique et d’une souffrance morale bien compréhensible », raconte-t-il. Il se dit prêt à le soutenir dans cette douloureuse épreuve.