La tuerie de la préfecture de police de Paris relève du « déni d’Etat », a estimé lundi Marine Le Pen, en faisant le lien entre « immigration anarchique » et « fondamentalisme islamiste » à propos de cet attentat. « Bien sûr M. (Mickaël) Harpon (qui a tué quatre fonctionnaires de police jeudi, NDLR) était un Français, né en France, mais il a été converti. Et il allait dans une mosquée radicale. Et dans ces mosquées radicales, un des imams avait commis des actes et pris des positions tellement choquantes qu’il avait été décidé de l’expulser du territoire », a affirmé la présidente du Rassemblement national, lors d’une conférence de presse juste avant le débat sur l’immigration à l’Assemblée nationale.

« La quasi intégralité des imams salafistes ou islamistes dans notre pays (…) est étrangère », a affirmé la dirigeante d’extrême droite. « Une immigration anarchique, sans conditions, sans critères, sans exigences, fait le lit de la venue sur notre territoire de gens qui ne sont pas animés de bonnes intentions, fait le lit du communautarisme au sein duquel se développe le fondamentalisme islamiste », a insisté Marine Le Pen. D’après elle, « il existe un lien entre l’immigration anarchique et le développement du fondamentalisme islamiste dans notre pays ».

Marine Le Pen réclame un « moratoire » sur l’immigration

« Le fondamentalisme islamiste s’est développé au fur et à mesure des années notamment au travers de gens qui ont immigré dans notre pays, dont certains sont probablement venus pour cela », a ajouté la députée du Pas-de-Calais. Le « danger islamiste » est « un danger mortel que le gouvernement aggrave chaque jour davantage avec sa politique insensée d’immigration », selon Marine Le Pen, qui réclame un « moratoire » sur l’immigration pour « résister à la submersion » et « parce que l’immigration coûte à tous les étages ».

Elle a dit qu’elle « n'(attendait) rien » du débat dans l’hémicycle, étant donné que « tout ce que nous avons proposé a été impitoyablement rejeté pas seulement par En Marche mais également par les députés LR ».

Après avoir demandé sa démission samedi, Marine Le Pen a de nouveau attaqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qu’elle a qualifié d' »indigent et encombrant ministre ». Christophe Castaner « devrait de lui-même tirer les conséquences de cette tragédie, dont il est politiquement responsable ».

« Une fois encore, le gouvernement et plus largement le pouvoir ne nous protègent pas », a dit Marine Le Pen, quatre jours après cette attaque dont l’auteur « aurait adhéré à une vision radicale de l’islam », selon le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard. »Nous sommes ici, comme dans tous les sujets, dans le déni d’Etat et dans le mensonge d’Etat », a affirmé Marine Le Pen, pour qui « l’Etat est absent, dramatiquement absent, criminellement absent ».