Pour cette 45e journée de mobilisation, peu de manifestants arboraient un gilet jaune, pourtant symbole de ce mouvement.

Les gilets jaunes voulaient faire leur grand retour ce samedi à Paris. Mais la mobilisation n’a pas été aussi forte qu’attendue et a été éclipsée par la marche pour le climat et les heurts qui ont éclaté dans son cortège entre black blocs et forces de l’ordre.

Des « gilets jaunes » sans gilet jaune

La journée de mobilisation des gilets a démarré place de la Madeleine, où les forces de l’ordre, au dispositif musclé, ont dispersé environ 300 personnes qui tentaient de se rassembler à l’appel d’Attac et Solidaires, malgré l’interdiction formulée vendredi par la PP.

Des manifestants ont également été bloqués dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Pour la première fois, pour cet acte 45 des gilets jaunes, la plupart des manifestants se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018 ne portaient pas ce vêtement, jusque-là incontournable dans leurs cortèges.

Des heurts sur les Champs-Élysées

C’est ensuite autour des Champs-Elysées que la situation s’est tendue, avec des charges des forces de l’ordre et des manifestants qui ont renversé poubelles et barrières. Des slogans antipolice et anticapitalistes ont été entendus. Là encore, chaque attroupement était encerclé et dispersé, selon un journaliste de l’AFP. Aux « dispersez-vous »de la police, certains répondaient « Cassez-vous » ou « Tout le monde déteste la police ».

À plusieurs reprises, des petits groupes de gilets jaunes ont tout de même réussi à pénétrer sur les Champs-Élysées. Mais à chaque fois, policiers et gendarmes les ont repoussés, et ont chargé plusieurs fois contre les manifestants. Les gilets jaunes se sont ainsi dispersés, et certains ont continué leur parcours aux côtés des militants écologistes qui participaient à la marche pour le climat.

Ce samedi soir, quelques groupes de manifestants, certains entonnant des chants symboliques des manifestations de gilets jaunes, étaient toujours présents sur les Champs-Élysées, où les forces de l’ordre tentaient de les disperser à coups de gaz lacrymogènes.

À 20 heures, 120 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale selon le parquet de Paris.