Les manquements les plus fréquents sont le non-respect des règles d’étiquetage des huiles et leur classement erroné dans une catégorie de qualité supérieure.

Près d’une huile d’olive sur deux vendue en France en 2016 n’était pas conforme à la législation, principalement en ce qui concerne l’étiquetage, a mis en garde la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Sur « 139 échantillons d’huile d’olive » contrôlés en 2016, « un échantillon sur quatre a été déclaré à surveiller et 67 échantillons (48 %) ont été déclarés non conformes à la réglementation », a résumé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans un communiqué publié vendredi 21 septembre.

Les manquements les plus fréquents sont le non-respect des règles d’étiquetage des huiles et le classement erroné des huiles dans une catégorie supérieure à celle correspondant à leurs qualités organoleptiques.

Étiquetage trompeur

« Il s’agissait majoritairement d’huiles d’origine étrangère présentant des défauts de qualité qui ont entraîné leur reclassement dans une catégorie de produits de qualité inférieure », a précisé la DGCCRF.

Les enquêteurs de la DGCCRF ont contrôlé 286 établissements du secteur des huiles d’olive : distributeurs, sites internet, grossistes et négociants, moulins (producteurs), marchés et foires : « 42 % d’entre eux présentaient des anomalies (jusqu’à 59 % pour les sites internet) ».

La plupart des manquements observés par les enquêteurs de la DGCCRF portaient sur l’étiquetage des produits. Ceux-ci ont dressé 17 procès-verbaux pour « défauts d’étiquetage », 39 injonctions de « mise en conformité de l’étiquetage » et 71 avertissements pour « étiquetages non conformes ».

« Le taux de non-conformité reste à un niveau très élevé dans le secteur des huiles d’olive depuis plusieurs années » a constaté la DGCCRF, en concluant que la communication sur l’origine des huiles d’olive vierge et vierge extra-imposée par la réglementation et les contrôles réguliers demeurent en conséquence « pleinement justifiés ».